Le Widnsor Castle

Le Windsor Castle, Diego Suarez, Madagascar

En 1827, sous le règne de Georges IV, les anglais pénétraient dans la baie d’Antomboka (Diego Suarez), sous le commandement du Capitaine Owen. Les premiers travaux de cartographie y étaient alors effectués. A quelques encablures de là, un petit massif calcaire séparant le Canal du Mozambique de la baie, allait devenir un des seuls souvenirs historiques de leur passage.

Le mont Ankaramisampana deviendra le Dover Castle (292 m), et le mont Andramaimbo le Windsor Castle (398 m). Il faudra attendre presque un siècle pour que le Windsor Castle rentre dans la mémoire des hommes.

Au début du XXe siècle, les premiers travaux de fortification de la base navale de Diego Suarez démarrent sous l’impulsion du Maréchal Joffre Les légionnaires du Capitaine De Metz vont réaliser un travail de génie, utilisant toutes les anfractuosités de ce promontoire de calcaire. Plus d’une centaine de marches sont taillées directement dans la roche. Ils construisent sur une première terrasse un bâtiment d’habitation avec sa cuisine et un système de récupération d’eau de pluie, et sur le replat sommital, à 398 mètres d’altitude, une tour de 5 mètres sur 5 haute de 6 mètres, réalisée entièrement en pierres sèches. Ce sera le Centre Optique du Windsor Castle.

Le but de ce Centre est de prévenir le commandement de Diego Suarez de toute intrusion depuis la côte Ouest. Une garnison et une série de batteries de canons de 105 sont installées en contre-bas, sur la baie du Courrier. En 1943 durant le conflit qui opposa les troupes françaises vichystes aux anglais, notamment lors de la bataille d’Ironclad, le Centre Optique fut le théâtre d’affrontements sanglants.

Aujourd’hui, l’Office du Tourisme de Diego Suarez tente de valoriser ce site aussi bien en tant que patrimoine historique, qu’en raison de son intérêt naturel, tant faunistique que floristique. S’y ajoute la vue à 360°, que l’on dit exceptionnelle, depuis ce nid d’aigle.

Texte :Peter Gregor
Photos Pierre-Yves Babelon
Remerciements à Evasion sans Frontière, Madiro Kitamby

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